Grégory Lallemand

L'histoire de Grégory, qui court avec le numéro 277 dans les championnats d'aéroglisseurs, ne serait pas complète sans introduire celle de son père, Jacques, qui est tombé dans la potion magique de l'aéroglisseur dès 1973...

 

Nous lui laissons la parole pour relater ici sa longue aventure.

Ma passion pour l’Aéroglisseur depuis 1973

Par Jacques Lallemand

Ma passion pour les aéroglisseurs a débuté bizarrement en 1973.
J’étais jeune, 26 ans, et mes parents avaient une maison dans le Sud-Ouest, à 12 Km de la ville de Blaye.
Il y avait là, à cette époque, un embarcadère qui avait un nom bizarre (pour moi) : Naviport.
De nature très curieuse, je me suis garé sur le parking auto, face à la Gironde. Dix minutes après, un gros aéroglisseur est arrivé, est monté sur le taxiway et s'est posé.



Le N300 sur le NAVIPORT de Blaye

Le N300 en vidéo... à Blaye.

Voir vidéo marquée HOVERCRAFT AEROGLISSEUR  filmée à Blaye, Gironde

Quel étonnement ce truc qui se pose, qui se lève, qui part et fonce sur la Gironde avec des voitures et des passagers ! Pour moi un gros ça marche, un petit ça doit fonctionner aussi.

Je suis revenu plusieurs fois au Naviport quand je descendais dans le Sud-Ouest et à chaque fois, quelle admiration devant cette machine !
J’ai craqué : j’ai pris mon billet aller-retour et là je suis tombé dans l’engrenage…
1974 : je me déplace à Calais pour une rencontre européenne d’aéroglisseurs.
Cette même année, je débute la construction de mon premier aéroglisseur, le Rafale : propulsion par moteur de 2CV Citroën, sustentation par moteur 4 temps Briggs et Straton.

Premiers essais avec mon ami Patrick

1975 : nouveau rassemblement à Boulogne sur Mer pour une rencontre européenne.

1976 : deuxième construction, nouvelle coque en contre-plaqué de 10 mm et de 3 mm pour dessus, nouveau moteur de propulsion Daf de 48 CV et le même moteur 4 temps Briggs et Straton de 5cv pour la sustentation. 


A cette époque, Jacques Baudequin et Gabriel Vernier vont contribuer au développement de l’aéroglisseur en France et créeront plus tard la Fédération Française des Clubs d’Aéroglisseurs.

 

 

1977 : rencontre de quatre personnes dans mon atelier : Guy Ackerman, Alain Lallier, Gérard Delahaie, Claude Duneau.

A cette époque Claude était à Blois et moi 25km en aval. Une réelle amitié était née entre nous deux et nous construisions chacun dans notre coin, en surveillant ce que l’autre construisait : les idées de l’un étaient bonnes pour l’autre qui les améliorait et vice versa.

Claude Duneau créera son club d’aéroglisseurs et fabriquera plusieurs machines compétitives.

J’ai construit ensuite une petite machine autour d’un moteur Hirth de 40cv. Les essais ont eu lieu sur l’étang du Ponant à côté de la Grande Motte.

Sur la photo ci-dessus, cet aéroglisseur est piloté par l’aîné de mes enfants, Grégory, âgé à l’époque de 7 ans.
Grégory au Championnat de France junior à Dunkerque

La compétition m’a démangé… Je suis allé en Belgique prendre possession d’un aéroglisseur d’occasion pour commencer la compétition, bref me faire la main en course.

L’appareil a été entièrement refait et sa mécanique repensée.

J'ai ensuite acheté mon premier Cyclone neuf, coque, châssis et hélice en kit.

Plus tard, c'est mon fils Grégory qui a pris la relève en course sur le Cyclone en Formule "S"...

Grégory interviewé, à bord du premier Rafale F1 à Amboise par France 3 à l'occasion d'une manche de championnat.
Le Formule 1 avec lequel Grégory a participé au championnat du Monde d 'aéroglisseurs en 2008 en Suède

 

Et le dernier aéroglisseur Rafale F1, en cours d’ essais, participant au championnat d’ Europe 2010 à Prudhomat.

 Voilà, c'est le résultat de 40 années de passion pour l'Aéroglisseur !